17 mars 2021 : au vu de la situation actuelle de pandémie mondiale COVID 19 et des mesures prises pour l'enrayer, ici et ailleurs, notre venue en France n'est plus envisageable pour cet été, comme depuis des années grâce à l'Association Sidjimaya Culture et ses partenaires... 

Bamadou et Ibrahim Traoré

 

Les ateliers "découverte du bronze à la cire perdue" sont donc annulés 

Bamadou TRAORÉ, Sculpteur-fondeur de bronze

Représentant d'une grande famille de sculpteurs fondeurs depuis plusieurs générations, sa notoriété, désormais établie en Afrique de l'Ouest et en Europe, tient à l'originalité et à la puissance de son inspiration, nourrie de thèmes traditionnels, chers à l'Afrique.

La femme africaine, la maternité, le couple... sont récurrents chez cet artiste. La facture résolument contemporaine de ses créations nous rappelle les oeuvres de Giacomo Giacometti, Germaine Richier, Philippe Hiquily...

Lauréat en 1992, 1994 et 1996 du grand prix de la Semaine Nationale de la Culture (S.N.C) de Bobo Dioulasso, Bamadou TRAORÉ a été distingué de l'Ordre du Mérite des Arts, des Lettres et de la Communication du Burkina Faso.

Aujourd'hui, artiste consacré, il représente régulièrement son pays, le Burkina Faso, dans diverses manifestations culturelles en Europe et en France.

 

 


 

Ibrahim TRAORÉ suit les traces de son père.

C'est en fréquentant l'atelier de son père, pendant les congés scolaires, qu'Ibrahim fait son apprentissage. 

Après les années lycée, et par passion, il choisit cette voie artistique et ainsi perpétue une tradition familiale, tout en trouvant son propre style.

Ses figures inspirantes sont Alberto Giacometti, Auguste Rodin, Ousmane Sow, Amedeo Modigliani…

Les créations d’Ibrahim TRAORÉ évoquent les thèmes de la nature, de l'enfance, de la famille, de la vie quotidienne... Il sublime ses œuvres en apportant des finitions originales et variées. 

Il a été primé lors de la SNC 2008 (1er prix). En 2012, il reçoit le 3ème prix et en 2018, il est de nouveau lauréat de la SNC, avec le 1er prix.

 

 

 

"Mougnou" : 1er prix 2008, en sculpture, à La Semaine Nationale de la Culture à Bobo Dioulasso.

Mougnou veut dire patience.

Dans les sociétés africaines, la femme au foyer subit beaucoup de violence de la part de son mari. Elle accepte énormément à cause de l'amour qu'elle porte à ses enfants...

Dans cette création, la main de la mère est un socle pour l'enfant qui reçoit beaucoup de la part de sa mère. Ceci est symbolisé par les liens entre la mère et l'enfant qui vaut attachement spirituel, bénédiction d'une mère à son enfant et qui appelle sur lui, toute la bienveillance.

Le mari et père se situe au-dessus de ce duo mère-enfant, sans toutefois apporté beaucoup de soutien...

 

 

 

"Maltraitance" : 3ème prix 2012, en sculpture, à la Semaine Nationale de la Culture à Bobo Dioulasso.

"Maltraitance", c'est un regard porté sur la Nature et ce que font subir les Humains à la planète.

Mais c'est aussi l'exploitation des enfants à travers le monde, dans les plantations, les mines d'or... Manger, dormir, se soigner... SURVIVRE... sans aller à l'école, sans épanouissement possible grâce à l'éducation.

L'oiseau-enfant, l'enfant-oiseau, en cage, désire déployer ses ailes comme toute enfant en rêve, crie et appelle aux respects de ses droits.

Le vide en forme ovale représente un oeuf : le début de toute histoire... à vivre, pour le meilleur !...

 

 

"Kôrôlenko" : 1er prix 2018, en sculpture, à la Semaine Nationale de la Culture à Bobo Dioulasso. 

Le bas de l'oeuvre représente la tête d'un éléphant  qui évoque les personnes âgées, les héritiers d'une histoire et les traditions d'un peuple.

Au milieu, l'oiseau déploie ses ailes comme messager de sa communauté.

A sa tête se trouve un baobab : l'arbre de vie, l'arbre sacré par excellence.

Au milieu, des personnages, avec non loin, un chapelet qui s'égrène et qui représente toutes les croyances et divinités.

"Kôrôlenko" symbolise l'ensemble des pratiques et des traditions ancestrales.